les voix du Mouvement du 20 février n’ont pas renoncé à appeler au boycott,

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Législatives au Maroc le 25 Novembre 2011 : 37 % de participants en 2007… et aujourd’hui ?

BILADI.

Le vent du changement dans les pays arabes a touché aussi le Maroc, avec une nouvelle constitution, le pays traverse un autre test aujourd’hui pour mesurer l’implication du peuple dans ce changement à travers sa participation dans les législatives avancées.

Plusieurs affiches et banderoles officielles ont couvert les boulevards et rues des villes marocaines, invitant les électeurs à accomplir leur devoir national et participer au changement que connait le pays. En revanche, les voix du Mouvement du 20 février n’ont pas renoncé à appeler au boycott, réclament de « vrais changements » pour plus de démocratie dans le pays.

Dans certains quartiers et villes, ceux sont les mêmes visages qui se sont représentés comme candidats, chose qui décourage certains électeurs pour participer, ce qui laisse place aux pronostics très nuancés du taux de participation.

Human Rights Watch a déclaré que les autorités marocaines ont interpellé des militants concernant leur appel au boycott, chose qu’elle dénonce.

Les experts et observateurs politiques ont parlé plus d’un aspect pour ces élections. Certains disent qu’à part la réforme constitutionnelle, on n’a pas ressenti un grand changement, et c’est pour cela qu’il est aussi fort probable de voir un taux de participation aussi bas que celui de 2007, malgré le score honorable enregistré lors du référendum de juillet dernier.

72 % des personnes appelées à donner leur avis sur la réforme constitutionnelle ont été présents le jour du scrutin, 98% d’entre eux ont voté « Oui ». Certains observateurs restent méfiants par rapport à ces chiffres.

La loi qui organise les élections, adoptée en octobre, maintient un système complexe qui favorise l’absence de majorité claire au Parlement, avec des circonscriptions qui font la part belle aux campagnes.

Avant la nouvelle constitution, c’était au palais de désigner une formation gouvernementale, mais dans sa nouvelle version, ça sera le parti le plus représenté au parlement qui pourra gouverner.

Le PJD se présente comme un parti modéré, qui prône la lutte contre la corruption et soutient sans réserve la monarchie, avec une majorité d’élu il pourrait fréquenter les allées du pouvoir, surtout que sa crédibilité est salué par quelques politologues.


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